PIM Documentation

Depuis 1995, le Conservatoire du littoral accompagne l'APAL dans sa politique deprotection des zones côtières. Organisée du 20 Septembre au 1er Octobre 2010 dans le cadre de l'Initiative PIM et en partenariat avec WWF France, une mission de comptage de poissons a été planifiée en vue d'effectuer un état des lieux des ressources ichtyques (selon la méthode Biomex), afin d'acquérir des données quantitatives précises permettant de définir le statut de ces peuplement autour de l'archipel, et ainsi de dresser un état zéro de ces peuplements pouvant servir de référence pour des suivis ultérieurs. Parallèlement à ces recensements, un protocole de suivi simplifié a été testé et mis en oeuvre avec formation de personnels locaux. L'aire marine protégée de La Galite dispose d'un très beau potentiel en terme d'habitats sous-marin, qui devrait pouvoir accueillir des peuplements de poissons abondants, ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui. Suite aux observations menées sur le terrain, il apparaît que ce potentiel ne pourra se réaliser que si un contrôle effectif des réglementations (notamment de la pêche) était appliqué. L'AMP de La Galite pourra alors jouer pleinement son rôle, à la fois en tant qu'outil de gestion de le ressource halieutique par enrichissement des zones alentours, et aussi pour accueillir un tourisme nautique et aquatique mesuré et durable.

Ody, Bonhomme, Garcia Charton, Harmelin, Le Direach, Lelong, Rouanet, Tillmann

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33

PIM

Les îles de la Sardaigne et notamment celles de Tavolara et Molara abritent unevégétation d'une haute valeur patrimoniale.
Le paysage de l'île de Tavolara est façonné par trois grands groupes de milieux : lesformations sur calcaire des zones « hautes », les formations végétales des zonesbasses, et les zones dunaires. Les formations des hauteurs, sont constituées defalaises, rochers, éboulis et garrigues avec des espèces méditerranéennescomme Cistus monspeliensis, Helichrysum italicum, Hyparrhenia hirta, Juniperusphoenicea, Olea europaea, Rosmarinus officinalis ou encore Thymelaea hirsuta, etd'espèces rupicoles, souvent endémiques à la Sardaigne.
Les formations végétales des zones basses, sont dominées par des pelouseslittorales et des zones dunaires. Ces pelouses pousseraient sur les sables dedécomposition du granit et sont largement dominées par des espèces tel queLimonium sinuatum (saladelle), Plantago coronopus, Catapodium loliaceum ouencore Spergularia sp. Ces formations végétales sont complétées par des espècesligneuses comme les immortelles d'Italie (Helichrysum italicum) et des arbustescomme le ciste de Montpellier et le calycotome velu formant des garrigues plus oumoins denses.
La fragilité des zones dunaires rend nécessaire un important effort de conservation,afin d'esquiver des dégradations pouvant être lourdes de conséquences et parfoisirréversibles. Ces zones vulnérables hébergent la majorité des espècescaractéristiques des dunes méditerranéennes, depuis les espèces typiques dessables mobiles (diotis maritime, liseron des sables et chiendent des sables) jusqu'auxformations stables et arbustives des garrigues (lentisque et passerine tartonraire).
L'île de Molara se distingue par la présence d'un maquis dense formé d'espècesméditerranéennes typiques comme Cistus monspeliensis, Erica arborea, Ferulacommunis, Juniperus phoenicea, Olea europaea, Pistacia lentiscus ou encoreUrginea maritima, ainsi que des pelouses arénacées abritant Catapodiummarinum, Frankenia laevis, Lagurus ovatus, Rumex bucephalophorus ou encoreSilene gallica.
L'inaccessibilité et la faible fréquentation, ainsi que des effectifs raisonnables delaridés ont favorisé la bonne conservation des milieux.
Cependant, et en particulier sur Tavolara, on remarquera des troupeaux dechèvres sauvages qui menacent le couvert végétal des formations des zones enhauteur, ainsi que les effets de la fréquentation, qui met à mal les saladelles et lesgarrigues des zones basses et du cordon dunaire de cette île. On note égalementle problème d'espèces vasculaires envahissantes (Carpobrotus sp. notamment),qui pourrait menacer sérieusement la flore vasculaire endémique de l'île.
Les priorités locales de gestion et de conservation, se résument essentiellement parla lutte contre les espèces introduites (sur Tavolara).
La canalisation et l'encadrement du flux touristique sur cette île sont nécessaires, vules dégradations que pourrait engendrer la fréquentation humaine sur la floreautochtone au niveau, en particulier au niveau des rochers granitiques littoraux etdes dunes sableuses.

PAVON.D

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14

PIM

Dans le cadre de la coopération initiée cette année entre le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification du Maroc et le Conservatoire du Littoral, trois missions de terrain ont été organisées sur l'archipel d'Essaouira en juin, aout et septembre 2010, dans le cadre de l'Initiative pour les Petites Iles de Méditerranée. Cette note naturaliste reprend l'ensemble des observations ornithologiques réalisées lors de ces trois missions.

QNINBA.A, RGUIBI IDRISSI.H, BENHOUSSA.A, MANTE.A, AZAFZAF.H, PEYRE.O, RADI.M, EL IDRISSI ESSOUGRATI.A

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24

PIM

La première évaluation des peuplements ichtyques autour de l'archipel de la Galite en mai 2008, avait pour but d'apprécier les conditions écobiologiques locales et de faire un premier test de méthode de recensement adaptée à ces conditions et aux objectifs de suivi. D'autre part, l'autre objectif de ces interventions sous-marines était la mise en place d'un suivi non destructif du peuplement de poissons dans la baie de la Galite pouvant servir de référence temporelle et pouvant être répété par des gestionnaires. Ainsi, ce premier recensement s'ai basé sur un comptage visuel d'une sélection d'espèces cibles, dont le nombre et la taille des individus ont été quantifiés sur des transects de 25 m de long et 5 m de large. Au total, 23 transects ont été effectués sur les cotés Ouest et Est de la baie de la Galite. Ainsi, le comptage de 2008, a abouti à une liste de 16 espèces cibles, complétée avec 3 autres espèces présentes sur les sites (Serranus cabrilla, S. scriba et Coris julis), considérées comme de bons indicateurs d'impact de la pêche à la ligne. L'espèce cible la plus régulièrement présente était Labrus merula et secondairement Diplodus vulgaris (sur roche) et Diplodus annularis (au niveau de l'herbier). D'autres données ont pu étaient acquises comme le degré d'occurrence, l'abondance moyenne, les tailles individuelles, le nombre moyen des espèces cibles, etc...
Cependant, l'objectif de la mission de juin, aout et septembre 2010 sur l'archipel de la Galite était tourné plutôt vers l'acquisition de données quantitatives précises permettant de définir le statut des peuplements de poissons autour de l'archipel, ainsi que de dresser un état zéro de ces peuplements pouvant servir de référence pour des suivis ultérieurs. Parallèlement, un protocole de suivi simplifié était testé et mis en oeuvre avec formation de personnels locaux. Ce protocole se base sur la méthode de recensement PMT (Palmes-Masque-Tuba) qui se révèle etre plus simple et plus rapide (se basant sur le parcours de transects en nage, sur des petits fonds (< 6-7 m) et le comptage des poissons rencontrés en tenant compte du nombre et de la taille des individus). On signale cependant, qu'à coté de la méthode PMT, un recensement sous-marin plus élaboré des peuplements ichtyques à été réalisé. Ainsi, les résultats ont révélé la présence de toutes les espèces observées et répertoriées au paravent, mais avec des espèces plus fréquentes que d'autre à l'instar du genre Diplodus (vulgaris et sargus), Labrus merula, Sciaena umbra, Mycteroperca rubra et Epinephelus marginatus. Ainsi, ces six espèces traduisaient l'essentiel des assemblages de poissons des petits fonds de la Galite. Cependant, les prospections de 2010, ont révélé que l'abondance des espèces ichtyques de la Galite est faible et plus particulièrement pour les espèces communes, notamment les sars, dont la fréquence est étonnamment faible. D'autre part, on s'ai rendu compte d'un déficit apparent en petits individus pour ces espèces, ce qui pose plus qu'une interrogation sur le recrutement de la faune ichtyque de l'archipel et ses potentialités réelles à assurer des assemblages de poissons stable et pérennes.

HARMELIN.JG, BEN LAMINE.E, GHANEM.R, ZARROUK.A, AGREBI.S

Français

18

PIM

Dans le cadre de la coopération initiée en 2010 entre le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification du Maroc et le Conservatoire du Littoral, une troisième mission de mission de terrain a été organisée sur l'archipel d'Essaouira du 26 Septembre au 1er Octobre 2010, dans le cadre de l'Initiative pour les Petites Iles de Méditerranée. L'objectif principale de cette mission était de recenser la population nicheuse de Faucons d'Eléonore de l'archipel et d'évaluer son succès de reproduction. Ce rapport présente les résultats de cette mission et propose quelques préconisations de gestion qui seront reprises dans le futur Schéma de gestion.

RENOU.S

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12

PIM

Organisée par l'Initiative PIM, l'éradication de la population de rats noirs de l'île de Zembretta, s'est déroulée en Tunisie du 25 septembre au 16 novembre 2009, dans le but de servir de modèle à de futures actions du même type dans le reste de la Méditerranée. Elle a mobilisé pendant près de 50 jours plus de 20 personnes venues de 4 pays de la Méditerranée (Tunisie, Algérie, Libye et France). Ce rapport s'attache a restituer l'ensemble de cette action, première dératisation réalisée et réussie en milieu insulaire sur la rive sud de la Méditerranée."

ABIADH.A, BEN HAJ.S, DURAND.JP, DUTOUQUET.L, ESTEVE.R, HAMON.P, PASCAL.M, OUNI.R, RENOU.S

Français

37

PIM

Dans le cadre du projet Pharos issu de l'Initiative pour les Petites Iles de Méditerranée (PIM), le Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL), en partenariat avec l'Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléoécologie (IMEP), a décidé de mettre en place une base de données concernant les îles et îlots de Méditerranée occidentale de moins de 3000 hectares. Cette base de données sera mise en ligne dans le but d'être consultable par tous : scientifiques, gestionnaires, institutionnels et grand public. Le présent travail détaille les étapes de la construction de la partie botanique de cette base de données ainsi que quelques résultats préliminaires obtenus avec les informations acquises. Plus de 20 000 données ont été saisies et celles concernant 39 îlots corses ont fait l'objet d'analyses telles que la relation aireespèces, le calcul du taux de turnover ou encore une analyse multivariée de la présence des espèces par îles pour montrer les potentialités d'utilisation d'un tel outil. Il s'avère que ces quelques îlots comportent 21,6% des espèces de la Corse sur seulement 0,025% de sa superficie, ce qui souligne leur intérêt en terme de biodiversité végétale. En parallèle, depuis 2006, des missions de terrain sont menées sur les îlots et le littoral des sept pays participant à l'initiative PIM : Algérie, Espagne, Italie, France, Malte, Maroc et Tunisie, dans le but d'élaborer et de partager avec ces pays des stratégies de gestion. Cette année, l'une des missions s'est déroulée sur l'îlot de Zembretta (Tunisie) avec pour objectif de réaliser un état de référence de la végétation en vue de la dératisation à venir. La liste préliminaire des 40 taxons recensés en 2007 a pu être complétée de six taxons, une hétérogénéité de richesse et de diversité est mise en évidence sur l'île et des orientations de gestion sont suggérées.

SERRANO Magali

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Une première mission naturaliste a visité brièvement les îles Cani en août 2009.
Un inventaire floristique sommaire a permis de recenser 15 espèces végétales dontl'Allium commutatum mentionné ici pour la troisième fois en Tunisie.
Deux espèces de reptiles peuplent l'archipel, l'une d'elle Hemidactylus turcicus, trèsabondante aujourd'hui, a colonisé les Cani depuis le XIXe siècle. Au cours de la mêmepériode, un autre gecko relictuel méditerranéen, Euleptes europaea, s'est éteint.

DELAUGERRE.M, OUNI.R

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31

PIM

Cette note naturaliste a pour objet de synthétiser les informations acquises au cours de ces missions qu'il s'agisse d'investigations naturalistes ou des avis de scientifiques et de gestionnaires confirmés en matière de gestion. Elle est destinée avant tout aux gestionnaires du site qui peuvent utiliser ces informations comme état Zéro ou comme premiers résultats de suivi écologique et certaines contributions comme outils méthodologiques ou comme éléments de réflexion en matière de gestion.
Le choix des thématiques qui ont fait l'objet de ces investigations complémentaires a découlé des recommandations du schéma de gestion achevé en 2005 et qui a soulevé l'importance que revêtent certaines thématiques jusque là non documentées ou l'absence de certaines données qui se sont avérées cruciales à la lumière des campagnes effectuées. Aussi, lors des campagnes successives, l'accent a été mis aussi bien sur les investigations à terre comme en mer.
Des investigations et des suivis ont été effectués en mer afin de d'évaluer de la pression sur les ressources et compléter l'état de la biodiversité. Elles ont été complétées par des courtes enquêtes sur l'activité pêche dans les eaux des Habibas.
A terre, un suivi régulier de l'avifaune a été effectué afin de vérifier le statut de certaines espèces protégées et d'identifier les pressions auxquelles elles sont sujettes.
En outre, un intérêt particulier a été porté à la flore locale, riche d'espèces exclusives et de nombreuses endémiques. Une cartographie exhaustive a été effectuée avec pour finalité lapréservation du patrimoine floristique exceptionnel que recèle l'archipel.
Les populations de rats sont importantes sur l'archipel et les dégâts sur l'avifaune est manifeste. Cette espèce a fait l'objet d'une évaluation poussée tant sur le plan génétique que sur le plan démographique.
Enfin, toujours dans le cadre de ces notes, il a été proposé un protocole de suivi de la fréquentation et un programme d'aménagements dans un but d'ouverture à une fréquentation raisonnée du public et afin d'établir sur l'archipel un corps permanent de gestionnaires.

BEN HAJ.S, BERNARD.F, BACHET.F, DELAUGE.J, HARMELIN.JG, MANTE.A, PASCAL.M, TILLMANN.M, VELA.E, VIDAL.P

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108

PIM

Depuis 1995, le Conservatoire du Littoral accompagne l'Agence de Protection et d'Aménagement du littoral (APAL) dans sa politique de gestion des zones côtières. La mission organisée du 1er au 5 juillet sur l'île de la Galite a été l'occasion de dresser un inventaire entomologique. Auparavant, quelques spécimens d'insectes avaient été récoltés par M. Pascal et S. Renou, lors d'une mission précédente qui s'était déroulée du 2 au 5 mai 2008. Ces données sont également mentionnées dans la synthèse qui suit.
Le bilan des observations / prélèvements entomologiques concerne principalement les coléoptères Tenebrionidae, dont plusieurs espèces ne sont connues que de cet archipel. C'est à ce titre le groupe d'insectes coléoptères le plus intéressant, l'isolement insulaire et l'aptérisme ayant favorisé l'émergence d'un certain nombre d'espèces strictement endémiques.

SOLDATI.L

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7

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